Dans cette fiche, nous présentions les pôles de compétitivité français concernés par les EnR.
Pour compléter cette note, il faut aussi parler des "Pôles de la mer" qui associent, dans la filière
maritime, des grandes entreprises, PME, laboratoires publics et privés,
Universités et grandes écoles . Leurs domaines d’excellence et leurs champs de recherche couvrent la
sécurité et la sûreté maritimes, les technologies sous-marines,
l'ingénierie, la réparation et la maintenance navales civiles et
militaires, les ressources énergétiques marines, fossiles et
renouvelables, les biotechnologies, la pêche et l’aquaculture,
l’environnement et le génie côtier. Les deux "Pôles de la Mer" mutualisent leurs compétences dans des projets collaboratifs afin
de répondre aux besoins croissants de sécurité, sûreté maritime et de
développement durable.
L'un des 5 thèmes des Pôles concerne les ressources énergétiques marines : Alors que s’accroît la nécessité de diversifier nos sources d’énergie
et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la mer apparaît
en effet comme une source d’énergies renouvelables à développer. C'est toutefois le Pôle Mer Bretagne qui a labellisé un projet d'ampleur dans ce domaine, même si celui-ci n'est actuellement pas encore développé en tant que tel.
- Le développement en Bretagne des énergies marines se fonde sur un fort
potentiel naturel le long de ses côtes (vent, vagues, courants de
marée), sur la présence d’instituts de recherche et de sociétés
expertes en océanographie et en ingénierie marine, et sur la présence
de nombreux équipementiers spécialisés dans le maritime. Ces atouts
font de la Bretagne une région-type pour le développement de ces
nouvelles filières dans le respect des contraintes environnementales et
en concertation avec les autres usages en mer.
Le projet phare labellisé en 2005 est le projet Marenergie. Le projet, faute de financement suffisant, n'est toutefois pas lancé, et une expérimentation de moindre envergue a été lancée en avril 2008 par Hydrohelix et d'autres entreprises réunies en consortium.
Utiliser la force des courants de marée pour produire de
l’électricité, c’est l’idée de la société Hydrohelix qui a rassemblé, autour du
projet MARENERGIE, huit entreprises et centres de recherche. Les partenaires
préparent l’installation en mer d’une première hydrolienne de 200 kW : une
turbine de grand diamètre, associée à un générateur électrique, qui
transformera l’énergie cinétique des courants de marée en énergie électrique
renvoyée par un câble vers la côte. Après une période de test, un module de
production de 1MW composé de 5 hydroliennes pourra être connectée au réseau.
L’utilisation des courants de marée, d’origine astronomique, prévisibles en
puissance et non soumis aux aléas de la météo, est une des réponses aux
questions de la diminution des énergies fossiles, de la diversification des
sources, et de l’utilisation d’énergies renouvelables et non génératrices
d’effet de serre. L’objectif de MARENERGIE est non seulement de créer une
nouvelle technologie française susceptible d’équiper nos côtes mais aussi de se
déployer à l’export.